Quand des dictateurs font la leçon aux États-Unis
Le reproche qui est souvent fait aux États-Unis par les pays musulmans c'est son désir d'imposer aux autres nations sa vision des choses, sa démocratie, ses moeurs, ses us et coutumes. Ce qui est reproché c'est son impérialisme. Les américains interviennent dans des pays en guerre, ou la liberté individuelle est souvent bafouée. Une fois les choses mises en place, les troupes américaines se retirent, elles ne demeurent pas en place indéfiniment. La vision islamique est toute différente. La vision islamique est une vision de conquête, de conversion d'un maximum de pays à la cause islamique. Son but ultime: Que tous les pays du monde deviennent des pays musulmans, que tous les êtres humains sur cette terre deviennent musulmans. Les musulmans rétorqueront que la démocratie est une religion que l'Occident veut imposer au reste du monde. Dans un premier temps la démocratie n'est pas une religion. Dans un deuxième temps il s'agit de la seule vision politique qui ne cherche pas à brimer les libertés individuelles. Je ne connais pas personnellement de régime dictatorial issu de la démocratie.
Je vous parle de tout cela car je commence en avoir ras-le-bol de tous ces dictateurs qui font la morale aux États-Unis. En visite de quatre jours à Téhéran le dictateur zimbabwéen Robert Mugabe et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad semblent vouloir partir en croisade contre l'impérialisme américain:
«Nous n'acceptons pas la domination américaine et britannique dans le monde. Nous allons coopérer pour mettre fin à cette domination» dira Ahmadinejad.
Pour sa part, Robert Mugabe, celui qui a été responsable de la mort de près de 20 000 hommes entre 1983 et 1984, 20 000 opposants massacrés parce que ces gens avaient une vision différente de la sienne, déclarait ceci:
«Nous nous trouvons ensemble face à des pays comme les États-Unis, qui pensent que le monde leur appartient (..) nous devons ériger des défenses»
Source: Cyberpresse
Robert Mugabe: Radio-Canada
Photo: AFP

