Jeudi 30 Novembre 2006

Les Libres-penseurs: Alain Finkielkraut

Alain FinkielkrautSuite à la visite du pape en Turquie, le philosophe français Alain Finkielkraut accorda une entrevue à une radio française où il dénonce entre autre la mollesse des musulmans modérés que l'on ne voit jamais réagir ou contester l'intégrisme, la supposée laïcité de la Turquie où l'on a pu voir ces derniers jours plusieurs intégristes brandir des affiches diabolisant le pape, l'affublant d'une langue de vipère, lui prêtant des intention d'impérialiste à la solde des américains et de l'Europe. De plus, vers la toute fin de l'extrait de l'entrevue, Finkielkraut ne se gêne pas pour dire que le Coran est un livre de guerre.  Bravo monsieur Finkielkraut, pour moi vous êtes un libre-penseur.

Source: YouTube

Posted by Jean-François Cossette at 12:18:24 | Permanent Link | Comments (1) |
Commentaires
1 - Les nouveaux désinformateurs
Entretien avec Guillaume Weill-Raynal
jeudi 12 avril 2007.

P.S: Monsieur Cossette CESSER DE PRATIQUER LA PARESSE INTELLECTUELLE. sI VOUS VOULEZ CAUSEZ INFORMEZ-VOUS EN PROFONDEUR...CAR VOS ACCUSATIONS SONT LÉGÈRE.

EXTRAIT:

Selon vous l’enjeu de l’affaire Redeker était celui d’une validation morale de propos susceptibles de poursuites pour incitation à la haine raciale et religieuse et simultanément d’une criminalisation de toute réponse aux idées soutenues par Redeker

L’affaire Redeker est exemplaire de l’effet de dégradation que la désinformation produit dans le débat. Tout le monde se réclame de la liberté d’expression, mais chacun cherche à faire taire le voisin. On a le droit de critiquer l’islamisme sous un angle politique et même l’islam sous l’angle de la philosophie athée.

On peut railler les curés, les rabbins et les imams au nom de l’anticléricalisme. On a le droit d’être impertinent, outrancier, et même de tourner le sacré en dérision. Mais Redeker est allé plus loin en affirmant que « tout musulman » est « élevé dans les valeurs de haine et de violence » qui sont « celles du Coran ».

Il faut être aveugle pour refuser de voir dans cette phrase une incitation flagrante à la haine ethnique ou religieuse. Un délit qui tombe sous le coup de la loi. Il fallait condamner les menaces dont Redeker a été victime car nul ne doit être menacé dans son intégrité physique pour quelque raison que ce soit et même pour des propos illicites.

Le seul « châtiment », c’est de s’en expliquer éventuellement devant un tribunal. Mais là où on inverse les rôles, c’est que ceux qui ont timidement assorti leur solidarité à l’égard du sort fait au « philosophe » d’une condamnation sur le fond des propos qu’il avait tenus ont été attaqués avec une violence inouïe comme des ennemis de la liberté d’expression.

Il était interdit de répondre. Comme si la liberté d’expression était à sens unique ! Je garde en mémoire un débat télévisé où Romain Goupil a littéralement empêché l’historien Jean Baubérot d’exprimer son point de vue, avec une incroyable agressivité. BHL a écrit dans Le Point que Redeker méritait un soutien « indiscuté, total et sans bémol » et que ceux qui le critiquaient lui donnaient « la nausée ».

Quant à Finkielkraut, il a écrit dans Le Figaro cette phrase que je trouve abominable : « Il est plus que temps de libérer le oui à Redeker du mais qui l’entrave ». Relisez attentivement cette phrase, elle fait froid dans le dos. De quelle libération nous parle-t-il, sinon de celle des instincts les plus bas, légitimée par une rhétorique de supérette. Et Finkielkraut enseigne la philosophie à nos polytechniciens...

La désinformation a-t-elle des effets à long terme ?

Oui. Il s’agit d’un véritable « désaprentissage » de la pensée. On ne raisonne plus. On ne réagit qu’émotionnellement, à partir d’associations d’images. Volkoff avait bien noté que la désinformation utilise les techniques du marketing. L’opinion publique devient aussi naïve et malléable face aux questions de société que la ménagère de moins de cinquante ans face au paquet de lessive. Le plus grave est de voir des « intellectuels » ayant pignon sur rue participer à ce mouvement. C’est l’éternelle trahison des clercs. Peut-on lutter contre la désinformation ?

Il faut inlassablement en revenir au réel. Nul n’est besoin d’être expert pour juger honnêtement d’un problème dès lors qu’on accepte d’examiner les faits sans préjugés. Il faut savoir cultiver le doute, se méfier de soi-même et du désir enfoui en nous tous que la réalité soit autre qu’elle est. Pour cela, le meilleur outil rhétorique dont nous disposons reste la logique, qui est à la base de toute philosophie. Une notion que Finkielkraut semble avoir un peu perdu de vue.

Propos recueillis par la rédaction
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Écrit par: Anonyme at 2007/07/04 - 23:00:23
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