Mardi 23 Janvier 2007

Fantasme du corps morcelé

Ed GeinConnaissez-vous Ed Gein ? Il s'agit d'un tueur en série américain qui marqua l'imaginaire cinématographique et qui inspira plusieurs cinéastes à commencer par Alfred Hitchcock pour son film Psycho. Le film d'horreur culte des années 70, Massacre à la tronçonneuse s'inspira également de Ed Gein. Dans les années 90, ce fut autour d'Hannibal Lecter dans Le Silence des agneaux de prendre la forme du Boucher de Plainfield. L'histoire raconte qu'il aimait découper ses victimes en morceaux, trancher certaines parties anatomiques, dont la poitrine des femmes ,dont il aimait se couvrir. Son voeu était de devenir une femme en utilisant des lambeaux de chair afin de se couvrir le corps, changer son corps d'homme en corps de femme en volant la peau des femmes qu'il avait assassinées. Histoire macabre n'est-ce pas ?

Lorsque les policiers entrèrent pour la première fois dans la grange appartenant à Gein, ils eurent une vision d'horreur, le corps d'une femme découpé en morceaux, décapité, tranché de la vulve jusqu'au cou. Il s'agissait du corps de Bernice Worden, une tenancière d'un magasin de Plainfield dans le Wisconsin. Ed Gein aimait tout particulièrement confectionner toute sorte de chose avec la peau de ses victimes, des sacs à main, des dossiers de chaise, des abat-jour, des masques (ce qui inspira le personnage de Leatherface dans Massacre à la tronçonneuse) confectionnés avec la peau du visage des femmes et même un costume fait à partir des bras, des jambes, de la poitrine et de la tête de ses victimes.  Nous sommes loin des morceaux de robot du Capitaine Cosmos.

 

Robert PicktonPrésentement se déroule en Columbie Britannique le procès de celui qui s'apprête à devenir le plus grand tueur en série de l'histoire canadienne avec un total de 49 victimes. L'histoire de Robert Pickton s'apparente sur plusieurs points à celle du boucher de Plainfield. Sauf que dans ce cas-ci les victimes faite par Pickton sont beaucoup plus nombreuses. Tout comme l'avait fait avant lui dans les années 50, Ed Gein, Robert Pickton amenait ses victimes, des prostituées (cibles préférées de plusieurs tueurs en série) pour les abattre d'une balle dans la tête (même motif que Ed Gein) et les apporter dans son abattoir de porcs situé à Vancouver. C'est à ce moment qu'il prenait le soin nécessaire pour découper et démembrer ses victimes. Dans un congélateur les policiers ont découvert les têtes de deux femmes sciées en deux de même que des pieds et des mains. Morcellement total. Des restes humains, des os, des mâchoires, des petits bouts de chair éparpillés un peu partout sur les lieux du crime. Schizophrénie totale. Comme un film d'horreur.

Source: Horreur.net (pour l'histoire détaillée de Ed Gein)

Source: Cyberpresse (pour l'histoire de Robert Pickton)

Posted by Jean-François Cossette at 12:51:41 | Permanent Link | Comments (1) |
Commentaires
1 - Çet article me fait penser à 2 choses:

Cela me ramène à un film avec Brat Pitt, le film 7, où l'assasin avait des motifs religieux en assinant les victimes aux 7 péchers capitaux. Dans ce cas-ci, pourquoi des putes? Raisons morales ou religieuses, victimes faciles? Furstrations sexuelles? Victime du féministe? Il serait intéressant de voir le parcours de vie de cet homme. Peut-être qu'il n'y a rien à comprendre aussi, que les victimes, même si elles avaient un "métier" similaire, avait un certain anonymat (car on sait bien qu'elles ne veulent pas être reconnues par le milieu policier).

Le 2eme point est concernant le nombre de victimes: 49. Est-ce exact? L'assassin a-t-il fait gonfler les enchères pour obtenir un certain statut digne des records Guiness du Canada? S'il en a tuer 26 à coup sur, pourquoi pas augmenter la dose jusqu'à 49 et faire croise qu'il misait le chiffre 50! Ca passe bien dans les médias et dans le milieu policier!

Tiens je rajouterais un 3eme point qui me vient à l'esprit! Ne trouvons-nous pas une certaine fascination devant un nombre si élevé de victimes? Comme le tireur fou aux USA il y a quelques années quand il avait pas loin d'une quinzaine de victime. A chaque jours c'était l'angoisse, mais une certaine fascination "morbibe" du nombre qui grossissait quotidiennement! (Comment this)

Écrit par: Sylvain Veillette at 2007/01/23 - 20:03:12
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