Montée de la conscientisation en Allemagne
De plus en plus de groupes d'hommes et de femmes s'organisent pour contester et remettre en question les principes de l'islam. C'est ainsi qu'à Charlottenbourg, petit quartier paisible de Berlin, un regroupement d'ex-musulmans, dont quelques-uns sont athées, a vu le jour. Rencontrée par le journal La Presse une militante de ce nouveau groupe, dit avoir quitté l'Iran, un pays où les droits des femmes sont sans cesse bafoués, pour un pays prônant l'égalité et le droit des femmes. Hors, l'Allemagne, tout comme plusieurs pays occidentaux, souffre de laxisme envers les communautés culturelles, religieuses et minoritaires. Sous le couvert de la religion, tout semble permis, ce qui pour une personne laïque semble inacceptable aux yeux de la loi semble justifié pour un groupe religieux donné.
On l'a vu dernièrement, au mois de mars dernier, lorsqu'une juge allemande a refusé le divorce à une femme d'origine marocaine, la juge s'appuyant sur la charia pour donner sa sentence. La femme, qui avait été victime de violence conjugale par son conjoint, avait fait la demande pour un divorce accéléré, processus accepté en cas de violence conjugale. La juge, considérant que la jeune femme en épousant un marocain, épousait également les principes du Coran et par le fait même la 4e sourate justifiant qu'un mari a le droit de battre son épouse en cas de désobéissance, la juge n'a pas cru bon de faire appel au divorce accéléré.
C'est ce genre d'attitude, cette dénonciation du multiculturalisme, que semblent vouloir dénoncé Le Conseil central des ex-musulmans, ce genre de laisser-aller qui sous le couvert de la tolérance religieuse encourage des pratiques barbares. On ne cherche pas refuge pour subir les mêmes traitements que l'on subissait dans son pays natal, si le pays d'adoption n'est pas différent du pays natal, alors pourquoi immigrer.


L’Extrême droite est-elle nazie ?
Les partis politiques catalogués à l’extrême droite se revendiquent souvent comme étant de « simples » partis de « droite nationale » ou « populaire ». Ils mettent en avant les transfuges de formations classiques (PRL, PSC, VLD, CVP…) qui ont rejoint leurs rangs. Pourtant, leur origine fondatrice nous démontre à chaque fois que c’est sur un terreau fasciste, voire nazi, qu’ils sont nés. Rappel historique.
Léon Degrelle (à l’extrême droite), ex-chef des nazis wallons, en compagnie de Patrick Sessler, un des actuels dirigeants du Front national de Daniel Féret (document : RTBF).
Les liens entre l’extrême droite d’aujourd’hui et celle d’hier sont très nombreux. Des nazis et des fascistes français et belges, qui avaient pendant la Deuxième Guerre mondiale collaboré avec l’occupant nazi, ont directement participé à la création du Front national français (en 1972), du Vlaams Blok / Belang (en 1978) et du Front national belge (en 1985). Léon Degrelle, un des plus importants collaborateurs belges des nazis et chef de la SS wallonne, a soutenu politiquement, jusqu'à sa mort en mars 1994, les actuels partis d’extrême droite. Des contacts réguliers seront ainsi maintenus entre plusieurs dirigeants du FN et du VB avec Léon Degrelle.
Honneur à un néonazi et fondateur du FN
Aujourd’hui encore, Jean-Marie Le Pen rend hommage à François Duprat, membre historique de la direction de son « front » et chef des néonazis des années septante. La plupart des dirigeants actuels de l’extrême droite proviennent d’organisations néonazies. Par exemple, Filip Dewinter était le chef du NSV, une association d’étudiants nationalistes liée au mouvement néonazi et aux négationnistes.
Roeland Raes, vice-président-fondateur et aujourd’hui toujours dirigeant de ce parti, a fait partie d’un réseau international néonazi. Raes n’a jamais renié son parcours militant et reste entièrement soutenu par l’appareil de direction du VB.
Daniel Féret affirme avoir milité à Jeune Europe, un mouvement d’extrême droite fondé par un ancien collaborateur qui, pendant la Guerre 39-45, était membre de l’association des Amis du Grand Reich Allemand. Plusieurs élus et dirigeants frontistes proviennent des rangs d’une formation politique néonazie, le Parti des forces nouvelles. C’est le cas de Patrick Cocriamont (député fédéral) ou de Patrick Sessler (le secrétaire général du FN jusqu’il y a récemment).
Léon Degrelle, référence des néonazis, ici en compagnie de Koen Dillen, fils du fondateur du Vlaams Blok. Koen Dillen est actuellement député européen du VB (document RTBF).
De nos jours, l’extrême droite parlementaire reste soutenue par des organisations ouvertement néonazies ou néofascistes (Altaïr, Renaissance européenne – Terre et Peuple wallonie, Voorpost, Vlaamse jongeren Mechelen, Blood and Honour…). D’ailleurs, c’est un cercle de réflexion politique se revendiquant du nazisme, du nom de Were Di, qui est à la base du manifeste de fondation du Vlaams Blok. Son fondateur et actuel président d’honneur, Karel Dillen, dirigea autrefois Were Di.
Aux Etats-Unis, l’extrême droite est bien moins « politiquement correcte » qu’en Europe. Elle défile sous ses vraies couleurs, comme ici les nervis du « Mouvement national-socialiste », en juin 2005.
Influence nazie pour le VB
Le 18 novembre 1992, le Parlement flamand vote une motion qui condamne le programme « anti-immigrés » du Vlaams Blok et affirme que celui-ci s’inspire directement des lois racistes de l’Afrique du Sud, à l’époque de l’apartheid, et de la dictature d’Adolf Hitler en Allemagne. Aujourd’hui encore, le VB revendique une Flandre indépendante fondée sur une « communauté homogène », c’est-à-dire une « race pure », comme hier, les nazis. Enfin, en novembre 2004, lorsque le Vlaams Blok devient le « Vlaams Belang », il se choisit un nouveau sigle : le dessin d’un lion flamand qui jusqu’alors était utilisé par une association d’anciens combattants flamands… nazis ! Un hasard, comme de bien entendu.
N’oublions donc jamais ceci : qu’elle soit radicale ou BCBG, le l’extrême droite entretient toujours, aujourd’hui, des sympathies nazies.
Manuel ABRAMOWICZ
© RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles – Belgique – 23 septembre 2005
http://www.resistances.be/ednazi.html (Comment this)