La fessée: punition ou voie de fait ?
Peut-on considérer la fessée comme une simple punition, un moyen coercitif de corriger un enfant, de lui apprendre, par une claque sur les fesses, les notions du bien et du mal (c'est pour ton bien que je te corrige) ou bien ne pouvons-nous pas penser que la fessée est une forme de voie de fait, tout aussi punissable aux yeux du code criminel qu'un échange de coups entre deux individus, une bonne bagarre ou bien un assaut brutal ? Pourquoi aurait-on le droit de frapper (parce qu'il s'agit bien de frapper lorsque l'on donne une claque, une tape, une fessée) un enfant, alors qu'un adulte peut entamer des poursuites au criminel lorsqu'il a été frappé par un autre adulte ? Certains diront que c'est pour le bien de l'enfant. Alors si je frappe le nouvel amoureux de mon ex-copine qui a tourné autour d'elle alors que nous étions ensemble, si je venais qu'à dire au juge que c'était pour son bien, que c'était pour lui montrer, lui apprendre le respect, donc le bien (le respect étant une valeur positive) est-ce que je serais exempté de toute poursuite judiciaire ? Je ne pense pas. C'est comme si l'enfant était considéré comme un sous-homme, un être humain en devenir, donc un sous-humain.
Le Conseil européen s'apprête bientôt à lancer une campagne contre les châtiments corporels envers les enfants. Pour ma part il s'agit d'une très bonne initiative, le dialogue et un ton ferme doivent l'emporter sur une bonne fessée. La fessée étant pour ma part un geste d'impuissance, un geste primitif, un geste de lâcheté d'un adulte incapable d'imposer son autorité sur un enfant.
Pour en savoir plus long sur le sujet je vous conseille d'aller visiter le site Ni claques ni fessées.

