Mercredi 28 Mars 2007

Le passé revisité

Esclaves à Madagascar au XIXe siècle

Une tendance sociale semble s'installer de plus en plus, des individus déterrent les morts, les ancêtres, fouillent, scrutent leur passé, les douleurs, les souffrances, les injustices, les horreurs, détectent des génocides, des crimes contre l'humanité, des barbaries de toutes sortes et demandent des excuses, réparations, aveux,  aux pays persécuteurs, aux bourreaux, aux tyrans au nom de leurs ancêtres, pourtant morts il y a plusieurs décennies, voir même plusieurs centaines d'années.  Il s'agit de revenir en arrière, d'ouvrir les tombes pour demander justice. 

La question qui doit se poser est de savoir si un gouvernement doit s'excuser pour des erreurs commises il y a deux siècles par son pays, doit-on porter sur ses épaules le poid de l'esclavage ?  Pour s'excuser d'un fait il faut d'abord éprouver une parcelle de sentiment de culpabilité, des excuses sincères demandent un minimum de culpabilité et pour se sentir coupable d'un fait, toujours faut-il se sentir responsable.  Peut-on se sentir responsable d'un acte que l'on a pas commis ? Peut-on se sentir coupable d'actes commis par des gens que l'on a pas connus ?  Je ne crois pas. 

Et bien, même si le raisonnement paraît simple à première vue, il y en a pour qui cela ne semble pas aller de soi.  C'est le cas entre autre du pasteur méthodiste Arlington Trotman qui, se penchant sur ses racines, à la suite du bicentennaire de l'abolition de l'esclavage aux Caraïbes, ancienne colonie britannique, découvre qu'il est descendant d'esclaves et demande que justice soit rendue, que des excuses publiques soit faites par la bouche de Tony Blair.  On peut se demander pourquoi des excuses, pourquoi déterrer ce passé colonial et esclavagiste.  Et bien la réponse est plutôt simple en fait, l'idée est de tenter de développer un sentiment de culpabilité chez le peuple anglais, dans le but de lui soutirer des faveurs.  Vous avez humilié, torturé, inhumanisé mes ancêtres, vous êtes fautifs, alors vous nous devez réparation.  Maintenant nous exigeons réparation, pour ce faire vous devez enseigner davantage aux jeunes le rôle joué par l'Angleterre dans l'esclavage (ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi), mais vous devriez également, dira Trotman, assouplir vos politiques en matière d'immigration, donc laisser entrer davantage d'immigrants en plus de favoriser des "rapports commerciaux plus équitables avec le continent africain." 

Cette stratégie est de plus en plus utilisée de nos jours pour obtenir des faveurs, des bénéfices, de la part des grandes puissances.  Miser sur la culpabilité pour soutirer quelques dollars.

Source: Cyberpresse

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Dimanche 25 Mars 2007

Un écran de fumée

James Dean

Dans une société québécoise de plus en plus aseptisée où l'on mise davantage sur la prise en charge des responsabilités individuelles par l'État que sur la prise de conscience individuelle et sur la responsabilité de chacun de prendre sa vie en main, dans une société où l'on peut voir des publicités sociétales montrant à des parents comment parler à leurs enfants, où les interdits religieux d'autrefois ont été remplacés par une nouvelle morale, celle du politiquement correct, voilà qu'après la pétition de Virginie Larivière contre la violence à la télévision et au cinéma, l'organisation anti-tabac, La Gang Allumée, monte au barricade contre la fumée au petit et au grand écran.

La raison évoquée: voir un acteur fumer au cinéma inciterait les adolescents à commencer à fumer.  Une fois de plus il s'agit, en tant qu'individu, de se déresponsabiliser afin de rendre responsable l'Autre, c'est-à-dire dans ce cas-ci l'industrie du cinéma.  Les réalisateurs seraient responsable de mettre en scène des personnages qui fument la cigarette à l'écran ce qui aurait pour conséquence funeste de provoquer inévitablement l'envie de fumer chez nos jeunes qui évidemment sont dépourvues de tout libre-arbitre, étant automatiquement programmé à s'allumer une cigarette aussitôt qu'ils aperçoivent leur héros en train de fumer.  L'organisme La Gang Allumée est tout simplement en train de nous dire que notre jeunesse québécoise est tellement influençable, tellement mal informé, tellement stupide, dépourvue de toute pensée critique, de tout jugement personnel, qu'elle voudrait enrayer les fumeurs à l'écran, elle voudrait éradiquer la source du mal. 

René LévesqueDans ce cas-ci nous devrions pousser la logique jusqu'au bout, nous devrions interdire à l'ancien guitariste de Guns' n' Roses, Slash, de fumer durant les concerts de son nouveau groupe, Velvet Revolver.  Nous devrions également retoucher les classiques du cinéma mettant en vedette James Dean avec une cigarette au bec ou bien les images d'archive de René Lévesque devraient être également victime de la censure, on pourrait mettre par exemple devant sa bouche un petit rectangle noir, question de bien caché cet objet du démon. 

Évidemment pour les jeunes de cet organisme, il ne s'agit pas de dire aux artisans du cinéma et de la télévision d'interdire à jamais la cigarette à l'écran. "Ce qu'on veut, ce que nous demandons d'une seule voix aux artisans du cinéma et de la télévision québécoise, nous, les jeunes du Québec, c'est de prendre conscience de votre pouvoir d'influence sur nous, les adolescents, de penser à nous avant de mettre ce petit poison blanc à la bouche de vos personnages et de voir s'il n'y aurait pas moyen, dans  vos productions, de transmettre les émotions, la personnalité, les comportements de vos héros autrement qu'en utilisant ce vieux cliché de la cigarette..."  Autrement dit tenter de culpabiliser (la culpabilité n'est pas disparue au Québec avec l'Église catholique, elle a simplement pris une nouvelle forme à traver le politiquement correct) les créateurs.  C'est une manière plus polie de dire qu'on ne veut pas vous dire quoi faire mais que si vous éliminiez définitivement de nos écrans les fumeurs, cela ferait notre plus grande joie, de plus vous pourriez même sauver des vies.

Mais il n'y a pas seulement que le tabac qui est nocif pour la santé.  Il y a aussi la drogue et on sait qu'il y a un pourcentage trèsSlash élevé de jeunes qui consomment de la drogue.  Dans ce cas nous devrions enlever des tablettes tous ces films comportant des "sniffeux" de cocaïne.  Donc plus aucun drogué dans nos écrans.  La violence maintenant, enlevons la violence, plus de poings sur la gueule, plus d'arme à feu non plus, plus de guerre, plus de meurtre, encore moins de meurtrier avec une cigarette au bec.  Que des belles valeurs uniquement, des images montrant une belle famille tranquille sur le bord d'un lac, déjeunant sur l'herbe au son des oiseaux devant un magnifique levé de soleil.  Le film qui raconterait l'histoire de cette famille modèle mettant en vedette, je ne sais pas, disons Keanu Reeves, pourrait voir ce bon père de famille attentionné, toujours à l'écoute de sa femme et de ses enfants.  Tout le long du film, ce bon père de famille s'amuserait avec ses enfants, ferait du canots avec eux sur le lac, juste devant le chalet, pas une goutte de pluie pour venir ternir ce beau scénario, que du soleil plein la tête, que des arbres, qu'une nature bienveillante et protectrice.  Imaginez l'avenir du cinéma mes amis, imaginez les heures de divertissement devant vous.  Imaginez un monde parfait.

Source: CNW Telbec

 

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Vendredi 23 Mars 2007

Bas les masques !

Marcel BlanchetPour pouvoir voter maintenant au Québec, il faudra que les citoyens se dévoilent, qu'ils votent à visage découvert, s'identifient pour que l'on puisse comparer leur visage à celui de la photo de la carte d'identité, carte d'assurance-maladie ou permis de conduire par exemple.  Les musulmanes devront donc retirer leur niqab et leur burqa.  Devant la pression, le directeur général des élections, monsieur Marcel Blanchet, est revenu sur sa décision initiale de permettre aux femmes musulmanes de voter tout en gardant leur visage couvert.  En guise de protestation, certaines personnes avaient imaginées se présenter dans les bureaux de vote déguisé avec un sac de papier sur la tête, imaginez le cirque !

Source: Cyberpresse

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L'islam ne peut être réformé

Dans une entrevue accordée récemment à Glenn Beck, la psychiatre d'origine syrienne, Wafa Sultan, n'y va pas de main morte à l'encontre de l'islam.  Pour elle l'islam est une religion impossible à réformer à moins de garder le nom de la religion pour le donner à un tout autre mouvement religieux qui n'aurait rien à voir avec ce qu'est l'islam aujourd'hui.  Madame Sultan qui a fui son pays d'origine et s'est libéré de 32 ans d'aliénation pour se réfugier aux États-Unis, s'est donné pour mission de faire comprendre aux gens que l'islam est une religion dangereuse et complètement inhumaine, c'est un système qui selon elle appelle à la destruction de l'Occident et des non-musulmans.  Pour cette ex-musulmane il n'existe aucune différence entre un islam "modéré" et un islam radical.  Tout bon musulman se doit de croire en l'islam à la fois comme religion mais également comme système politique.  Elle poussera l'audace jusqu'à dire, à la toute fin de l'extrait vidéo, qu'il est impossible d'être à la fois musulman et américain, les deux systèmes idéologiques sont incompatibles, possiblement parce que les valeurs démocratiques ne sont pas les mêmes que les valeurs politico-religieuses défendues par l'islam.

Posted by Jean-François Cossette at 13:34:56 | Permanent Link | Comments (0) |

Jeudi 22 Mars 2007

Un homme en colère

C'est la chute d'un homme que l'on voit présentement, sa descente aux enfers, un homme qui est incapable de se taire, de se terrer, de s'isoler, de se censurer, c'est un homme qui semble tout perdre autour de lui.  Depuis l'épisode de Tout le monde en parle, la vie de Pierre Mailloux semble être jalonnée de pertes, perte de son poste d'analyste à Loft Story en 2005, perte de son droit d'excercer la psychiatrie à l'hôpital Comtois de Louiseville et sa radiation provisoire par le Collège des médecins, perte de sa chronique hebdomaire à l'émission Deux filles le matin, perte de son émission radiophonique le 30 mars prochain. Hors, dans bien des cas le sentiment de perte engendre la colère et c'est un homme en colère que l'on a pu voir s'exprimer dernièrement sur les ondes de TVA et de TQS suite aux propos de Richard Martineau sur le contenu de son entrevue censurée par Télé-Québec.  Un homme qui rage devant la désinformation, la mise hors contexte de ses propos (n'oublions pas que l'entrevue à l'émission les Francs-Tireurs n'a jamais été présentée et ne sera jamais présentée), alors que l'on titre à pleine page dans les médias et les journaux que Mailloux considère la femme comme étant inférieure à l'homme. On casse du sucre sur son dos et c'est ce qui l'enrage, enrager de voir deux lectrices de nouvelles à LCN, Karine Champagne et Julie Couture, se boucher les oreilles devant ses explications trop préoccupées par cette petite phrase sensationnaliste:"les femmes sont inférieures aux hommes". À la première écoute, on s'étonne, on s'offusque, on crit haut et fort aux droits à l'égalité.  Hors pour l'ex-doc, cette égalité-là n'existe pas.  Bien entendu en droit et en liberté la femme se doit d'être égale à l'homme, mais dans leur nature même, les hommes et les femmes et même les hommes entre eux et les femmes entre elles ne sont pas égaux.  L'égalité naturelle est un mythe, une utopie, car la nature est par elle-même complètement inégale. 

Elle n'existe pas non pas parce que Dieu l'a dit, mais bien parce qu'il y a des domaines où la femme excelle mieux que les hommes (dans l'entrevue accordée à LCN, Pierre Mailloux dira que les femmes sont plus aptes que les hommes dans les domaines de la pédiatrie et de la gynécologie auprès des adolescentes par exemple) et il y a des domaines où se sont les hommes qui excellent mieux que les femmes (toujours dans cette même entrevue, Mailloux dira que les pompiers sont plus efficaces que les pompières dans ce sens qu'il s'agit d'un travail qui est beaucoup plus physique, une femme aura beaucoup de difficultés à évacuer un homme inconscient de 250 lbs par exemple). 

Bien entendu titrer que "Mailloux considère la femme comme étant inférieure à l'homme" ça "punch",  ça fait vendre de la copie, ça fait jaser, ça donne un sujet à François Paradis, mais bien expliquer on se dit que ce n'est pas aussi pire que dire que les femmes sont plus fortes (donc supérieures) que les hommes en français par exemple.  Les femmes sont inférieures aux hommes, c'est-à-dire moins opérationnelles, moins efficaces, moins fonctionnelles, dira-t-il, dans des situations de crises, de stress trop élevés, lorsqu'il s'agit de prendre des décisions sous la pression.  Mailloux se base sur sa propre expérience de psychiatre à l'hôpital Ste-Marie de Trois-Rivières dans les années 80.  Des femmes médecins travaillant en urgence venaient pleurer sur son épaule, croulant sous la pression après deux semaines.  Dans le milieu des urgences, la femme selon lui résiste moins bien au stress et à la pression que ses collègues masculins.  Mais voilà, la phrase est lâchée et le focus est mis sur le mot "inférieur" au détriment de l'explication donnée par Mailloux.  Pourtant le discours n'est pas nouveau pour ceux qui ont pris l'habitude d'écouter son émission radiophonique à CKAC.  

 

 


Doc Mailloux en entrevue à LCN
 
Visionnez la biographie en trois parties au Canal D sur ce singulier personnage
 
 
 
 
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Mercredi 21 Mars 2007

L'excision ou comment purifier une femme

Photo de Robert Skinner de La Presse: Une fillette subit une excision sur le plancher d'une toilette à ciel ouvert au Mali.

L'excision est pour moi une forme de barbarie, de mutilation, d'une violence faite envers des enfants, avec le consentement explicite des parents, qui consiste, en coupant le clitoris de la petite fille, à priver cette dernière  de toute jouissance, de tout plaisir, il s'agit d'un acte primitif, barbare, pourtant pratiquer de nos jours dans plusieurs pays.  Dans son tout dernier livre, Ma vie rebelle, Ayaan Hirsi Ali explique qu'en "Somalie, comme dans beaucoup d'autres pays d'Afrique et du Moyen-Orient, on "purifie" les petites filles en leur coupant les organes génitaux.  Il n'y a pas d'autres façon de décrire cette opération, pratiquée en général autour du cinquième anniversaire.  Une fois le clitoris coupé et les lèvres du sexe tranchées ou arasées - dans certaines régions on se contente, par compassion, de les taillader ou de les piquer -, toute la zone est souvent cousue, de manière que la peau scarifiée de la petite fille forme, en cicatrisant, une épaisse ceinture de chasteté.  On laisse juste un petit trou pour permettre à l'urine de s'écouler.  Seule une pénétration violente peut déchirer la cicatrice; c'est ce qui se produit lors de la première relation sexuelle." (p.55)

Un peu plus loin, l'ancienne députée néerlandaise parlera sans voile de son expérience troublante, de cette mutilation génitale initiée par sa grand-mère, alors que son père se trouvait en prison et que sa mère avait quitté le pays pour quelques temps:

"Grand-mère s'approcha de moi: "On va vous retirer ce long kintir*, et alors, ta soeur et toi, vous serez pures."  À en juger par les gestes de grand-mère, ce hideux appendice, qui se trouvait apparemment entre mes cuisses, deviendrait un jour si gros qu'il se balancerait le long de mes jambes à chaque pas.{...} Je vis les lames plonger, et l'homme me trancha les petites lèvres et le clitoris.  J'entendis un claquement, le même que chez le boucher quand il retire le gras de la viande d'un coup de couteau.  Je ressentis entre les jambes une douleur fulgurante et me mis à hurler.  Il fallait encore me coudre; je me rappelle l'aiguille longue et émoussée que l'homme enfonçait dans mes lèvres ensanglantées, mes cris d'angoisse et de douleur, les paroles de grand-mère.  "Ça n'arrive qu'une fois dans la vie, Ayaan.  Sois forte, il a presque fini."  Il finit, et il coupa le fil avec les dents." (Ayaan Hirsi Ali, Ma vie rebelle, Éditions NIL, Paris, 2006, p.57.)

Le but de cette pratique est de purifier la femme, la femme étant au point de départ impure par cet organe repoussant, fantasmé comme étant une partie du corps pouvant faire fuir les hommes par sa laideur, son gigantisme (le clitoris pouvant s'allonger comme un long serpent), mais pour moi il s'agit d'un acte d'une violence inouïe, équivalant à mon avis à un acte d'agression, à un viol, au pire des viols, le viol d'une enfant.  Comment réagirait la communauté internationale si on apprenait qu'au lieu du clitoris, les us et coutumes du Mali par exemple ou de la Somalie, exigeaient que l'on coupe les mains des petites filles de 5 ans ?  Je me le demande.  Imaginez des générations de fillettes, d'adolescentes, de femmes et de vieilles dames sans main droite, un pays entier composé de femmes sans main droite, car la tradition voulant que la femme se fasse couper la main dès son plus jeune âge.  Hélas, aux yeux de certains, un clitoris n'est pas l'équivalent d'une main, le clitoris est caché, on ne le voit pas, il est dissimulé sous des vêtements, alors on se tait et on continue à maintenir le massacre. Ah oui j'oubliais, il y a la guerre en Irak. 

*Kintir: Clitoris

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Lundi 19 Mars 2007

Le mariage forcé ou comment offrir son enfant dans les mains d'un violeur

 
"Un jour, mon grand-père, Artan, vint à Aden.  Il dit à ma mère qu'un homme l'avait demandée en mariage et qu'il avait accepté.  Ma mère avait à peine dix-huit ans; elle ne pouvait pas défier son père.  Elle resta donc silencieuse.  Le silence de la vierge est la réponse adéquate à toute proposition de mariage: un acquiescement formulé avec dignité." (Ayaan Hirsi Ali, Ma vie rebelle, Paris, Éditions NIL, 2006, p.27)
 

Même si le mariage forcé n'est pas un phénomène nouveau, il est pourtant bel et bien répandu dans plusieurs pays où des parents sans scrupules offrent leurs enfants et leurs adolescentes en pâture, comme de la viande bien tendre et fraîche, à de parfaits inconnus, à des hommes qui ont parfois le double et même le triple de leur âge, bref à de vieux pervers vicieux qui salivent devant l'idée de perforer un hymen tout neuf.  Mes mots sont probablement crus, mais parfaitement réalistes.  Des parents, des mères, des pères, sont prêts et pas seulement en Somalie, comme ce fut le cas pour la mère d'Ayaan Hirsi Ali, mais ici même au Québec, à donner leurs filles en mariage à des hommes qu'elles n'ont jamais rencontrés, qu'elles n'ont jamais vus, avec qui elles n'ont jamais eu le moindre échange verbal, la moindre discussion, le moindre rapprochement, la moindre attirance, le moindre désir.  Une culture axée sur une répression totale des pulsions fait en sorte que la jeune fille n'arrive pas à se rebeller, à affronter ses parents, à leur tourner le dos et à dénoncer ce genre de chose aux autorités, à la police.  La soumission envers la famille est tellement forte, que ces jeunes filles arrivent à tout accepter, malgré leur volonté.  Au Québec, au sein de certaines communautés culturelles, au sein de certaines familles ultra-orthodoxes, des mères et des pères se font un plaisir, un honneur, d'offrir leurs jeunes filles à des violeurs (parce que se faire baiser par un homme que l'on aime pas, qui a l'âge de son père, envers qui la jeune fille n'éprouve aucun désir, qui le répugne, que l'on n'a pas choisi, un amour imposé, obligé, dans un pays étranger, avec un étranger, avec un homme sans visage, que l'on a jamais vu, alors là moi j'appelle cela un viol).  Il ne faut pas se le cacher, le mariage forcé est un viol.  En témoigne ce formidable reportage de l'émission Enjeux que j'ai moi-même pris la peine d'enregistrer et de diffuser sur Dailymotion.    

 
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Dimanche 18 Mars 2007

Shahada ou le culte de la mort

Je vous présente ici une découverte que j'ai fait il y a quelques semaines sur le site internet Palestian Media Watch (site faisant la surveillance du contenu médiatique palestinien) mais dont j'ai pu seulement il y a trois jours trouvé une vidéo de ce groupe de recherche (PMW) sur le site de vidéos en ligne Dailymotion.  Cette vidéo réalisée par Itamar Marcus montre comment les autorités palestiniennes en sont venues en endoctriner toute une génération d'enfants, à travers des émissions de télé, des manuels scolaires, des discours, à détester les juifs et Israël.  La vidéo tourne autour du concept de shahada, c'est-à-dire de cette volonté de mourir pour Allah, on y entend des enfants de 11 ans parler de leur désir de mourir en martyr pour Allah, de se sacrifier pour Allah, et de leur aspiration à devenir shahid, c'est-à-dire martyr.  On y voit et entend différents témoignagnes de mères admirant l'acte de leur fils mort en shahid, mort après s'être fait exploser la tronche et celle de quelques israéliens.  La fierté, l'honneur de voir son fils ou sa fille se suicider et devenir un héro national dont les exploits seront plus tard un modèle pour des générations de bombes humaines. 

 

 
Source: Dailymotion
Posted by Jean-François Cossette at 14:24:42 | Permanent Link | Comments (0) |

Vendredi 16 Mars 2007

Les 31 aveux de Khaled Cheikh Mohammed

Khaled Cheikh Mohammed

Voilà qui devrait enfin clore le bec des conspirationnistes qui ne pouvaient s'empêcher de voir dans le 11 septembre un complot américano-sioniste, la mise en scène d'un prétexte pour envahir le monde.  Voici les 31 aveux de l'ancien numéro trois de Al-Qaida, Khaled Cheikh Mohammed tels que rapportés par le Pentagone:

 

«1. J'ai été responsable de l'opération au World Trade Center en 1993.

2. J'ai été responsable de l'opération du 11-Septembre de À à Z.

3. J'ai décapité avec ma main droite sacrée la tête du juif américain Daniel Pearl dans la ville de Karachi (Pakistan). Il y a des photos de moi sur l'Internet tenant sa tête. Ce n'était pas une opération d'Al-Qaeda mais d'autres groupes, des Pakistanais, des moudjahidins.

4. J'ai été responsable de l'opération à la +chaussure piégée+ pour faire exploser deux avions américains.

5. J'ai été responsable de l'opération à l'île Filka (Koweit) qui a tué deux soldats américains.

6. J'ai été responsable de l'attentat à la bombe contre une boîte de nuit à Bali (Indonésie) fréquentée par des Britanniques et des Australiens.

7. J'ai été responsable de la planification, de l'entraînement, de l'étude et du financement d'une nouvelle (ou seconde) vague d'attaques contre des gratte-ciels après le 11-Septembre:

a) Library Tower (Californie)

b) Sears Tower (Chicago)

c) Plaza Bank (État de Washington, nord-ouest)

d) Empire State Building (New York)

8. J'ai été responsable de la planification, du financement et du suivi des opérations pour détruire des navires américains et des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, le détroit de Gibraltar et le port de Singapour.

9. J'ai été responsable de la planification, de l'entraînement, de l'étude et du financement de l'opération pour commettre un attentat et détruire le Canal de Panama.

10. J'ai été responsable de l'étude et du financement de l'assassinat de plusieurs anciens présidents américains dont le président (Jimmy) Carter.

11. J'ai été responsable de l'étude, la planification et du financement pour des attentats contre des ponts suspendus à New York.

12. J'ai été responsable de la planification pour détruire la Sears Tower en incendiant des camions citernes sous le bâtiment ou près de lui.

13. J'ai été responsable de la planification, l'étude et du financement de l'opération pour détruire l'aéroport d'Heathrow, le Canary Wharf Building et Big Ben sur le sol britannique.

14. J'ai été responsable de la planification, de l'étude et du financement pour la destruction de nombreuses boîtes de nuit fréquentées par des Américains et des Britanniques sur le sol thaïlandais.

15. J'ai été responsable de l'étude et du financement pour la destruction de la Bourse de New York et d'autres cibles financières après les attaques du 11-Septembre.

16. J'ai été responsable de la planification, du financement et de l'étude pour la destruction de bâtiments dans la ville israélienne d'Eilat en utilisant des avions venant d'Arabie saoudite.

17. J'ai été responsable de la planification, de l'étude et du financement pour la destruction des ambassades américaines en Indonésie, en Australie et au Japon.

18. J'ai été responsable de l'étude et du financement pour la destruction des ambassades d'Israël en Inde, en Azerbaïdjan, aux Philippines et en Australie.

19. J'ai été responsable de l'étude et du financement pour la destruction d'un avion de la compagnie israélienne El-Al sur le sol de Thaïlande au départ de l'aéroport de Bangkok.

20. J'ai été responsable pour envoyer plusieurs moudjahidins en Israël afin de surveiller plusieurs cibles stratégiques à frapper à l'intérieur d'Israël.

21. J'ai été responsable de l'attentat d'un hôtel de Monbasa (Kenya) fréquenté par des voyageurs juifs de la compagnie El-Al.

22. J'ai été responsable du lancement d'un missile de fabrication russe air-sol SA-7 sur un avion d'El-Al ou d'une autre compagnie juive sur l'aéroport de Mombasa.

23. J'ai été responsable de la planification et de l'étude pour frapper des cibles américaines en Corée du Sud comme des bases militaires américaines et des boîtes de nuit fréquentées par des soldats américains.

24. J'ai été responsable du financement, excusez moi, j'ai été responsable de la fourniture d'un soutien financier pour frapper des cibles américaines, juives et britanniques en Turquie.

25. J'ai été responsable de la surveillance nécessaire pour frapper des installations nucléaires fournissant de l'électricité dans plusieurs États des États-Unis.

26. J'ai été responsable de la planification, de l'étude et du financement pour frapper le quartier général de l'OTAN en Europe.

27. J'ai été responsable de la planification et de l'étude nécessaire pour l'exécution de l'opération Bojinka destinée à détruire douze avions de ligne américains pleins de passagers. J'ai personnellement fait une étude en effectuant un vol Manille-Séoul sur un avion de la Pan Am.

28. J'ai été responsable d'une tentative d'assassinat contre l'ancien président (Bill) Clinton durant sa visite aux Philippines en 1994 ou 1995.

29. «J'ai partagé la responsabilité d'une tentative d'assassinat du pape Jean Paul II durant une visite aux Philippines.

30. J'ai été responsable de l'entraînement et du financement pour l'assassinat du président pakistanais (Pervez) Musharraf.

31. J'ai été responsable de la tentative de destruction une compagnie pétrolière possédée par le juif, ancien secrétaire d'État, Henry Kissinger, sur l'île de Sumatra (Indonésie).»

Bien entendu il y en aura toujours pour dire que cela ne prouve rien, que le Cheikh Mohammed a probablement avoué tous ces crimes sous la pression et la torture, qu'il est possiblement aussi une invention, tout comme Ben Laden, de la CIA. 

Source: Cyberpresse

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Mercredi 14 Mars 2007

Le déclin d'une utopie

Kibboutz DeganiaVivre par soi-même, s'autosuffire, ne pas avoir besoin d'aides extérieures, vivre sans contraintes, utiliser ses propres ressources, être totalement indépendant, manger et boire à sa fin sans travailler, voilà un vieux fantasme typiquement humain.  Fantasmes qu'on bien voulu réaliser dans les années 70 les hippies vivant en communauté, cultivant pommes de terre et tomates fraiches et mettant tout au service de la commune. 

En Israël, ce mode de vie est appelé Kibboutz.  Petite communauté basée sur le modèle d'un collectivisme socialiste où chaque juif de la communauté travaille pour le groupe, en autarcie, sans rétribution, sans salaire.  Selon un texte du journaliste  Benoît Faiveley de La Presse, ces petits coins de Paradis sont en train graduellement de s'effriter, l'utopie fait tranquillement place à la réalité, une réalité voulant que certains membres de la communauté se prélassent alors que d'autres s'évertuent au travail, bref il y en a qui travaillent plus que d'autres et dès lors il n'y a plus de rapports d'égalité entre les kibboutznickim.  Dorénavant dans le plus vieux des Kibboutz, le Kibboutz de Degania, ce qui autrefois était gratuit pour tous, avec l'apparition d'un salaire, donc de l'argent comme moyen d'échange, devient payant.  Il faut payer maintenant pour manger.  Les habitants ont pris goût à la propriété privée et à l'argent, l'utopie communiste voulant que tous et chacun soit sur le même pied d'égalité, disparait aussitôt qu'apparait la notion de propriété privée et celle de l'argent, c'est d'ailleurs pour cette raison que les communistes se sont toujours acharnés à détruire ces valeurs.  Hors l'utopie communiste s'oppose, comme toutes les utopies d'ailleurs, à la nature humaine, aux pulsions de l'homme, à cette pulsion d'emprise sur l'objet du désir.  Et cela, aucun Kibboutz ne pourra refouler assez longtemps cette pulsion pour ne pas la voir un jour jaillir au milieu de ses terres.

 

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