Samedi 26 May 2007

Brigitte Bardot contre la lapidation au Soudan

Brigitte BardotOn peut se demander où sont les féministes quand on a vraiment besoin d'elles, alors que la majorité d'entre elles s'acharnent sur les lois anti-avortements et les positions quelque peu rétrograde de l'église catholique sur l'avortement, la contraception et le droit des femmes de devenir prêtre, peu d'entre elles se prononcent, osent prendre la parole sur la condition des femmes dans les pays arabes, sur la condition des femmes en terre musulmane, sur les crimes d'honneur, sur les sentences de lapidation pour adultère.  Voilà à mon avis de vrais problèmes dont les féministes devraient s'occuper et débattre sur la place publique. 

L'une d'entre elles vient tout juste de prendre la parole, a mis de côté l'espace d'un instant  ses phoques et le droits des animaux, pour épouser une cause plus noble à mon avis, le droit des femmes à vivre librement.  Brigitte Bardot condamne ouvertement la condamnation à mort, à l'instar de quatre eurodéputés, d'Amouna Abdallah Daldoum et Sadia Idries Fadul, toutes les deux condamnés par le tribunal soudanais à la lapidation à mort pour cause d'adultère.  Tromper son époux est un crime passible de la peine de mort dans certains pays musulmans, tel le Soudan.  On y enterre les femmes, jusqu'aux épaules, et on leur défigure le visage à coup de grosses pierres jusqu'à ce qu'elles crèvent, devant une foule de fanatiques en délire, devant bien souvent les membres de la famille, qui pour réparer leur blessure narcissique, hurlent et encouragent de toutes leurs forces les "tireux" de roches. 

Source: Le Nouvel observateur

Posted by Jean-François Cossette at 17:48:02 | Permanent Link | Comments (2) |

Jeudi 24 May 2007

Montée de la conscientisation en Allemagne

Mina Ahadi, présidente du Conseil central des ex-musulmansDe plus en plus de groupes d'hommes et de femmes s'organisent pour contester et remettre en question les principes de l'islam.  C'est ainsi qu'à Charlottenbourg, petit quartier paisible de Berlin, un regroupement d'ex-musulmans, dont quelques-uns sont athées, a vu le jour.  Rencontrée par le journal La Presse une militante de ce nouveau groupe, dit avoir quitté l'Iran, un pays où les droits des femmes sont sans cesse bafoués, pour un pays prônant l'égalité et le droit des femmes. Hors, l'Allemagne, tout comme plusieurs pays occidentaux, souffre de laxisme envers les communautés culturelles, religieuses et minoritaires. Sous le couvert de la religion, tout semble permis, ce qui pour une personne laïque semble inacceptable aux yeux de la loi semble justifié pour un groupe religieux donné. 

On l'a vu dernièrement, au mois de mars dernier, lorsqu'une juge allemande a refusé le divorce à une femme d'origine marocaine, la juge s'appuyant sur la charia pour donner sa sentence. La femme, qui avait été victime de violence conjugale par son conjoint, avait fait la demande pour un divorce accéléré, processus accepté en cas de violence conjugale. La juge, considérant que la jeune femme en épousant un marocain, épousait également les principes du Coran et par le fait même la 4e sourate justifiant qu'un mari a le droit de battre son épouse en cas de désobéissance, la juge n'a pas cru bon de faire appel au divorce accéléré.  

C'est ce genre d'attitude, cette dénonciation du multiculturalisme, que semblent vouloir dénoncé Le Conseil central des ex-musulmans, ce genre de laisser-aller qui sous le couvert de la tolérance religieuse encourage des pratiques barbares. On ne cherche pas refuge pour subir les mêmes traitements que l'on subissait dans son pays natal, si le pays d'adoption n'est pas différent du pays natal, alors pourquoi immigrer.    

Posted by Jean-François Cossette at 19:21:49 | Permanent Link | Comments (3) |

Samedi 19 May 2007

Iran: Jeunesse en liberté surveillée

Je vous invite à visionner un documentaire diffusé sur les ondes de RDI, dans le cadre des Grands Reportages, au mois d'avril dernier portant sur le portrait de trois jeunes iraniens, un guitariste heavy métal, une skieuse alpine et un peintre, tous les trois en révolte, contestataires d'une société où il n'y a guère de place pour la liberté d'expression (on l'a vu tout récemment avec la police de la censure dans le cadre de la répression du code vestimentaire), où le fait pour un homme de porter les cheveux longs peut vous valoir quelques jours de prison et où il est interdit pour une femme d'être vue en compagnie d'un compagnon masculin.

 

Iran: Jeunesse en liberté surveillée (4/4)

Posted by Jean-François Cossette at 20:34:18 | Permanent Link | Comments (1) |

Vendredi 11 May 2007

Les femmes occidentales seraient-elles toutes des putains ?

Femmes iraniennes ne respectant pas les normes vestimentaires du régime iranienUne femme vêtue de manière peu convenable, selon le code vestimentaire iranien, c'est-à-dire une femme sans voile, portant une coiffure à l'occidentale (mais qu'est-ce qu'une coiffure à l'occidentale ?), pourrait être jugé coupable d'incitation à la prostitution.  Est-ce à dire qu'aux yeux des gardiens de la moralité iranienne, les femmes occidentales seraient toutes des putains ?  Il faudrait croire que oui. Au total c'est plus de 150 000 femmes qui auraient été interpellées par les autorités policières pour ne pas s'être conformé au code vestimentaire du régime des mollahs.

Aux yeux de certains extrémistes musulmans, moins une femme est vêtue plus elle se rapproche d'un objet, elle s'objectivise pour perdre toute forme humaine et respectable.  On se souvient qu'au mois d'octobre dernier la plus grande autorité musulmane d'Australie, le Cheikh Taj Aldin al-Hilali comparait les femmes qui se font violer à des morceaux de viande.  Voici les propos rapportés par le journal The Australian à ce moment-là:

« Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger... qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l'air ? La viande à l'air, voilà le problème. Si elle (la femme) était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé. »

Donc le voile est une protection à toute épreuve contre le viol et le fait de ne pas le porter justifie amplement le fait de violer une femme.  Le voile humanise donc la femme et la protège en la désexualisant. 

Posted by Jean-François Cossette at 04:51:00 | Permanent Link | Comments (1) |

Samedi 05 May 2007

Les chimpanzés sont-ils des personnes ?

Au début du mois de mars, on apprenait que la Corée du Sud avait l'intention de se doter d'une charte éthique pour les robots, une sorte de charte des droits de l'homme mais pour les robots.   S'inspirant d'une charte des robots élaborée dans les années 40 par l'écrivain de science-fiction Isaac Asimov, "les robots ne doivent pas s'en prendre à des humains ou permettre à des humains de faire du mal; les robots doivent obéir aux humains à moins que cela entre en conflit avec la première loi; les robots doivent assurer leur protection si cela n'entre pas en conflit avec les autres lois."  Cette charte devrait voir le jour dans le courant de l'année 2007.

Voilà maintenant qu'en Australie, certains se demandent si l'on devrait donner des droits aux chimpanzés, l'espèce animale certainement la plus proche de l'être humain, partageant avec lui 95 % de son patrimoine génétique.  La question que les scientifiques se posent est de savoir si l'on peut considérer les chimpanzés comme des personnes.  Imaginez que l'on donne les mêmes droits aux chimpanzés qu'aux humains, imaginez un chimpanzé assis tout près de son avocat plaidant sa défense, imaginez que l'on sorte les chimpanzés des zoos.

Source: Branchez-Vous

Posted by Jean-François Cossette at 23:57:45 | Permanent Link | Comments (2) |

Lundi 30 Avril 2007

Un sexisme à deux vitesses

Lise PayetteAu Québec, comme il existe deux sexes (à moins d'être hermaphrodite) il existe également deux formes de sexisme, un sexisme envers les femmes qui est socialement non acceptable et un sexisme envers les hommes qui semblent tout à fait acceptable, du moins il s'agit d'un sexisme qui ne fait pas réagir et qui passe tout à fait inaperçu.  Les hommes sont ainsi ridiculisés, bafoués, invectivés, humiliés, considérés par certaines féministes comme étant inférieurs à bien des niveaux aux femmes et pourtant personne ne réagit devant de tels propos.  Un homme est capable d'en prendre, un homme c'est "faite fort".  

Le 19 avril dernier, Lise Payette écrivait dans le cadre de sa tribune au Journal de Montréal à propos du nouveau gouvernement Charest, composé autant de femmes que d'hommes:

"Il ne le dira pas, mais il sait bien que les femmes travaillent plus et mieux que les hommes en politique. Moi je peux le dire parce que j'ai été à même de voir des hommes bâcler des dossiers très souvent en s'enflant l'ego dans les mêmes proportions. Les femmes sont plus exigeantes avec elles-mêmes.

Jean Charest, devant les nouvelles difficultés qu'il doit affronter, n'a pas hésité. Il a confié de gros ministères et de lourdes responsabilités à des femmes sur qui il sait pouvoir compter. Elles seront ses «aidantes naturelles», pour le temps que durera son gouvernement."

Le 22 mars dernier j'écrivais à quel point le psychiatre Pierre Mailloux avait été traîné dans la boue sur la place publique après avoir dit que les femmes étaient inférieures aux hommes dans le milieu des urgences dans les hôpitaux, dans ce sens que les femmes sont moins résistantes au stress que les hommes médecins.  Scandale dans les milieux médiatiques, et pourtant le texte de madame Payette a sensiblement la même portée à mes yeux que les propos du doc mailloux.  Pourtant, aucune réaction, aucune émotion, aucun émoi médiatique.  Que se passe-t-il au Québec ? Existerait-il un sexisme à deux vitesses ?

Posted by Jean-François Cossette at 20:10:00 | Permanent Link | Comments (1) |